Le Chrétien et le Jonc

 

À quoi ressemble la profession de piété du chrétien de nom ? À un jonc qui sort de la marée, à un roseau qui fleurit dans les eaux.

La religion du faux chrétien peut être comparée à un jonc par la rapidité avec laquelle elle se développe.

 

 

Contrairement aux conversions instantanées à l'image de Paul (Actes 9) ou du geôlier de Philippes (Actes 16), le développement intérieur de ces chrétiens n'est pas tout à fait aussi rapide.



À l'église de Corinthe, l'apôtre Paul les qualifie de chrétiens charnels (1 Corinthiens 3 : 1) : on retrouve dans ce texte de l'apôtre le terme grec « népios » qui signifie immature et bébé ou en dessous de l'âge. Paul leur reproche leur état d'immaturité malgré l'abondance des charismes !
Pour le chrétien charnel, une fois qu'il a fait profession d'être converti, le sentier lui semble facile. Après notre supposée conversion, nous avions l'impression que tout irait mieux, mais nous en avons toujours autant, de plus il ne connaît pas les soupirs et les angoisses des autres, il est même étonné de leurs luttes avec leurs mauvaises habitudes passées. Le supposé chrétien peu toujours prier et chanter sans entraves, il est centré sur lui-même et se désintéresse des autres.



l'Évangile de Matthieu dit :



« Il a son van à la main, il nettoiera son aire, et il amassera son blé dans le grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s'éteint point » (3 : 12 )



Lecteur ou lectrice, avez-vous sondé votre cœur avec anxiété pour vous assurer qu'il ne vous trompe pas ?

 « Le creuset est pour l'argent et le fourneau pour l'or, mais celui qui éprouve les cœurs, c'est l'Eternel » (Proverbes 17 : 3 )


La traduction du Rabbinat français de ce verset donne :


« L'éprouvette pour l'argent, le creuset pour l'or ; quant aux cœurs, c'est l'Eternel qui les éprouve ».



Comme le jonc sur le bord des eaux, le chrétien charnel pousse et fleurit promptement. La maison du pharisien (religieux), quoi que bâtie sur le sable, peut se tenir ferme sans bouger, jusqu'à ce que l'inondation survienne ; mais la destruction en sera terrible, parce que les fondations n'ont coûté aucun travail. Le jonc est une plante creuse, vide et molle, quiconque n'en connaîtrait pas la nature croirait pouvoir s'en servir comme bâton solide ; mais celui qui s'appuierait dessus tomberait aussitôt.


Il est beau au regard ; mais sans force. Il en est de même du chrétien charnel. Il peut être de belle apparence, mais il n'y a en lui ni foi ferme, ni repentance véritable, ni union intime avec Jésus. Il n'a jamais soupiré ni pleuré devant Dieu pour être délivré de ce qu'il craignait.
Le temps de la facilité est terminé et seul une pensée solidement enracinée dans l'écriture pourra permettre aux chrétiens de résister à la pression de cette culture envahissante, fondée sur le relativisme. Il faut se souvenir que ce qui a permis aux premiers chrétiens de tenir face à l'opposition de l'empire romain, ce sont les absolus qu'ils avaient reçus d'un Dieu infini et personnel.



Mon ami, quel serait notre sort, si quelques-uns d'entre nous devaient être trouvés creux comme des joncs du marais, quand Dieu viendra juger le monde ?


Mais quand le fils de l'homme viendra, trouvera t'il la foi sur la terre (Luc 18 : 8)

 

Anciens, diacres, membres d'église et prédicateurs éloquents de la parole, pensez à votre position. Et si l'édifice de votre religion devait disparaître comme un songe !
Ne soyez pas comme le jonc spongieux et mou. Gardez-vous de n'avoir que la forme extérieure de la religion, et d'être intérieurement vide et creux comme un jonc.

Amis chrétiens non cessationistes, méfiez-vous de la piété qui a besoin d'excitation pour vivre. Je ne veux pas médire de l'émotion religieuse ; aujourd'hui, on s'émeut pour des choses de moindre valeur. Vous pouvez parfois vous y laisser aller ; mais que ce ne soit pas votre élément. Si votre piété a poussé comme un champignon, elle est à peu près aussi fragile.
Dans beaucoup de rassemblements, des chrétiens sont parfois pris par l'exaltation de quelque « révélation nouvelle », de « quelque prophétie » ou d'une « visitation particulière », destiné à leur fournir une « direction » spéciale.



Dieu nous a-t-il donné son précieux Esprit-Saint pour que nous en jouissions en égoïste et que nous en oublions les besoins de notre génération ? Il n'est pas sage de rechercher une direction personnelle auprès d'un croyant exerçant les dons spirituels. Demandez à Dieu la sagesse et il vous la donnera. Utilisez votre jugement sanctifié par Dieu Jacques 1 : 5), et fondé sur une bonne connaissance de la Parole.



Le prophète Agabus annonça par l'esprit qu'il y aurait une grande famine, il n'offrit aucun conseil, et ne prononça aucune directive pour y remédier, une autre fois l'apôtre est averti par l'esprit de ne pas monter à Jérusalem, Agabus va lui confirmer cette prédiction en Actes 21 : 10-11.
Or Paul, qui ne mit pas en doute ce qui venait d'être dit, alla à Jérusalem malgré l'avis contraire de ses amis ! Un prophète s'exprime par l'esprit de Dieu puis il laisse à son ou ces interlocuteurs le soin d'agir en fonction de ce qu'ils ont entendu ; il n'intervient absolument pas dans leur décision ! De plus : s'il y a prophétie, elle ne doit que confirmer une direction personnelle déjà reçue dans notre cœur. Si le Saint-Esprit en vous n'atteste pas cette direction, vous devez alors la rejeter.


Paul , certainement savait ce qu'il l'attendait ! Les prophètes d'aujourd'hui vont trop loin et n'assument pas leurs erreurs. Les fausses prophéties peuvent faire du mal chez les chrétiens jeunes mal affermis, et donc manipulable !
À l'étude des rapports sur les réveils religieux passés, beaucoup de personnes se sont convertis, mais il y en a autant qui, dans le délire de l'excitation et de l'émotion ont rêvé qu'ils avaient cru et qu'ils étaient acceptés comme enfants de Dieu. Leur illusion peut durer des années. Prenez-y garde !

En ce début de nouveau siècle, certains chrétiens de nom ne peuvent plus vivre sans ressenti comme le jonc sans marécage ; pourtant, le palmier dans le désert demeure vert et porte des fruits malgré la sécheresse.
Aujourd'hui rien ne me surprend des supercheries diaboliques. Je ne peux nier qu'il existe une analogie avec certains phénomènes que produit en nous l'esprit Saint et cela pose problème à notre compréhension. Est-ce la raison pour laquelle l'Apôtre Jean nous exhorte à éprouver les esprits ? 1 Jean 4 : 1 , je pense qu'il existe dans notre psychisme des possibilités encore inconnues de nous autres occidentaux. Le porteur de lumière Lucifer cherche des personnes qui ont soif d'expérience.

 

Dans l'ouvrage »Diana Vaughan «, « Mémoires d'une ex-palladiste » à la page 37 Lucifer lui dira:

 

«La foi, ma fille, doit être inséparable de la raison, ou, si elle est contraire à la raison, elle est une foi d'erreur. La voix de ta raison écoute-là toujours. Puis il lui dit : que ni Christ ni Adonaï ne peuvent raisonnablement être en plusieurs endroits à la fois, que la lumière la plus pure ne parvient pas à tous sans quelque obscurcissement ; les âmes d'élite sont rares. » Il cherche des hommes qui ont une grande ambition pour leur donner des capacités qui vont impressionner leurs contemporains.

(voir note en bas de page sur l'auteur ce livre)



Dans l'ésotérisme on sait que des forces spirituelles peuvent donner comme capacité, la prophétie, le parler en langues (glossolalie), la divination à distance sur une personne, et d'autres capacités, le livre du Deutéronome au chapitre 18, verset 9 à 14 de la bible nous informe de cela, (pour en savoir plus, lire le sujet sur l'ésotérisme dans ce blog).
Les personnes qui pratiquent ces choses sont trompées sur l'origine de ces forces !



« Le scandale de la croix »



La croix est un sujet de scandale parce qu'elle se proclame la puissance de Dieu pour le salut de l'homme. Cette affirmation écarte du même coup l'hypothèse de toute autre possibilité de salut pour l'homme. Elle met en évidence notre état de péché et de mort spirituelle et exige de chaque homme qu'il commence tout d'abord à se mettre en règle avec Dieu.


Madame Blavatsky (1831-1891), fondatrice de la théosophie disait : 

« Si L'homme n'avait pas pu pécher, il n'aurait jamais eu d'individualité sans Lucifer. » Lucifer est donc le Dieu de la lumière que nous vénérons. Selon Alice Bailey, papesse du « Nouvel Age », Lucifer chef des mauvais anges, est maître du monde et roi de l'humanité.



Sachez que les principaux courants de pensée ésotériques des théosophes, Martinistes, Occultistes, Rosicruciens, Spirites et des disciples de la Gnose, sont issus de la Kabbale. Il est courant de dire que la kabbale est la mère de toutes les magies, d'où les traditions, symboles et paraboles concernant les esprits et les démons  issus du panthéon aux multiples dieux d'origine Chaldéenne et Egyptienne.

Attention à ce nouvel évangile qui nous parle de partage, de fraternité, de justice, d'amour et de liberté sans repentance devant Dieu ! Aujourd'hui au nom de l'amour fraternel, nous occultons une vérité fondamentale : sans une réconciliation avec notre Créateur, cet amour est un leurre qui nous éloigne du message de la Croix de Jean 3 : 16 !



Aujourd'hui on parle non plus de réunions d'évangélisations mais d'un festival de guérisons, de signes et de prodiges, je ne suis pas un cessationiste, je croît que tout est possible aujourd'hui en vertu du triomphe de la croix par la résurrection de Jésus-Christ, je suis moi-même le bénéficiaire de ce triomphe, je pose une question : les personnes qui viennent dans de telles réunions que pensent-elles ? Que Dieu est un distributeur automatique ? Des personnes qui vont chez un guérisseur, veulent du résultat, elle s'intéresse peu à sa personne, mais il en est autrement avec la responsabilité d'annoncer le message de Dieu.

 

Que Dieu nous donne une force indépendante du secours de l'homme ! Que ce soit le bras de Dieu lui-même qui vous soutienne !
Je lis et j'entends que la piété dépend de la prospérité. « Job sert-il Dieu pour rien ? », disait de lui Satan à Dieu, en calomniant cet homme juste.
Hélas ! Cela pourrait être dit sans injustice de beaucoup de gens. Il y en a quelques-uns qui aimeraient Dieu s'ils voyaient leurs affaires prospérer depuis l'époque de leur prétendue conversion ; mais s'ils n'ont eu que des adversités, ils murmurent et se relâchent. Le jonc privé de son marécage humide se dessèche.

John Bunyan disait :

 « Beaucoup suivent la religion quand elle est chaussée de souliers d'argent ; mais ils l'abandonnent quand elle est va nu-pieds. Que feriez-vous si votre attachement à Christ était contrarié par la loi du pays ?



La crise de confiance dans nos dirigeants politiques amorce un retour aux croyances les plus irrationnelles, une valeur au moins résiste à tous les séismes de ce siècle : l'argent !


Lloyd Blankfein, le grand patron de « Goldman Sachs » a dit que les banques accomplissent les tâches de Dieu, (Financieel Dagblad du 12 -11-2009).



Des personnes l'ont bien compris qui transforment la crédulité d'individus déboussolés en une fantastique pompe à finances. Pour un serviteur de Dieu, s'il y a un domaine où dépendre de lui est difficile, c'est bien celui du soutien économique ! Pourtant c'est Dieu qui fait la prospérité (Isaïe 45 : 7 ), mais elle est soumise à une condition d'obéissance (1 Chroniques 22 : 13 ).

Moché Loeb de Sassov dit :


Il est très facile au pauvre de s'en remettre à Dieu. À qui d'autre voudriez-vous qu'il se confie ? Mais qu'il est difficile au riche d'avoir confiance en Dieu ! Toute sa fortune est là qui lui crie : fie-toi à moi.

 


Paul avait un métier qu'il n'a jamais définitivement abandonné, et pour cause : il n'y a rien de pire que de s'incliner devant Mammon. Quelques pasteurs ont trouvé une assez bonne solution au problème financier : ils vivent par la foi. Un tel pasteur n'est pas sensible à la pression financière ; il n'est redevable de ce qu'il enseigne que devant Dieu, et Dieu, lui, est responsable de lui fournir son pain quotidien. On ne peut pas, dans ces conditions, subjuguer un homme en l'affamant, car le serviteur de Dieu vit de la manne, et la manne se trouve toujours là où la foi l'entrevoit.
Celui qui, ayant un morceau de pain dans son sac, se demande ce qu'il va manger le lendemain est le type même de l'homme de peu de foi.



Un pasteur ou plutôt un marchant du temple, en visite à Paris le 27 juillet 1997 , avec tout le talent d'un excellent vendeur disait: « Tes finances ne t'appartiennent pas, elles sont à Dieu », selon Aggée 2 : 8, " A moi appartient l'argent , à moi l'or,dit l'Eternel. Il disait la vérité, ensuite il dit « vous avez la capacité de donner 500 frs ou 1000 Frs ce soir ...« Les finances sont l'un des plus grands tests de la foi, pour les croyants... Mais pas pour les ministres de Dieu bien sûr !
Alors, c'est devenu vraiment gênant : « Que ceux qui ont mis de l'argent dans l'enveloppe lèvent la main, » pour quoi ? 

 

Obtenir la guérison. J'éprouve une grande honte devant de telles pratiques. Pour certains les signes extérieurs de richesse sont le signe d'une approbation divine, la maladie, la pauvreté sont douteuse et quelqu'un qui ne vit que des dons au compte-gouttes est un « extra-terrestre ».

 

« Quiconque fait la charité dans la discrétion est plus grand que Moïse lui-même ». « Même le pauvre qui subsiste par l'aumône doit, à son tour, exercer la charité ». (proverbe juif).


La bonté est plus importante que la charité, la charité se pratique aux dépens de notre argent, tandis que la bonté se pratique à la fois aux dépens de notre argent et de notre personne ; la charité s'adresse aux pauvres, la bonté à la fois aux pauvres et aux riches.

Quelle est l'espérance du chrétien de nom ? « Encore vert et sans qu'on le coupe, il sèche à défaut de la vase dont il se nourrit. Les excitations, les encouragements, la respectabilité, la prospérité qui faisait sa vigueur manquent et il défaille.


Chers Amis, la mort sera pour la plupart d'entre vous, je l'espère, le grand jour de joie ; vous gravirez le sommet du Pisga d'un pas fatigué comme Moïse, (Deutéronome 34) ; mais une fois là-haut, la vue du pays vous récompensera de votre peine.
Dieu est différent des humains, un homme important remarque un autre homme important, mais ne remarque pas les humbles, Dieu même d'en haut remarque les humbles, voilà pourquoi il est dit dans le psaume 138 et au verset 6 : Oui, l'Éternel réside dans les hauteurs et il voit celui qui est humble, comme il discerne de loin celui qui est élevé.

Jean-Jacques Albors

 

Au sujet du personnage de « Diana Vaughan »

l'auteur est le pseudonyme « Léo Taxil », Jogand-Pages de son vrai nom, né à Marseille le 21 mars 1854 et mort à Sceaux le 31 mars 1907 à l'âge de 53 ans. Lors d'une conférence le 19 avril 1897 dans la grande salle de la Société de géographie de Paris. À la stupeur de l'auditoire, qui compte un certain nombre d'ecclésiastiques, il fait savoir que cette Diana n'était qu'un canular parmi toute une série (dont sa conversion), Diana n'est qu'une simple dactylographe employée par une maison américaine qui vend des machines à écrire et qui lui avait permis d'utiliser son nom. Suite à cette confession publique, il quitta Paris et fini sa carrière comme correcteur à l'imprimerie de Sceaux.

1 commentaire

1 - dimanche 20 décembre 2015 @ 23:14 Adele a dit :

Hello, super Merci pour l' info, je partage cette page sur twitter

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