Une autre façon de considérer l’enseignement de la bible ?

L’apôtre Paul parle à plusieurs reprises de « son Evangile », c'est-à-dire de sa prédication. L’Evangile fut proclamé oralement avant d’être écrit. Paul est un brillant Juif formé par un grand maître de la torah, Gamaliel, un disciple du grand Hillel de Babylone. Paul nous propose une lecture de la torah à la lumière de l’avènement du Messie Yéchoua.

 

 

Les Pères de l’église ont mal interprété les écrits de Paul. Pourquoi ?

 

Parce que Paul démontre que les enseignements du Christ ont leur source dans la torah, Jésus est un Juif, qui a vécu comme un Juif.

 

Je vous propose  une relecture des évangiles.

 

 

Le premier testament, le tanach, c’est quoi pour les chrétiens ?

L’ancien testament qui concerne dans sa presque totalité l’histoire du  peuple hébreux depuis la rencontre du Dieu Un avec un sémite du nom d’Abram, sa descendance va devenir le peuple hébreux.

 

Le nouveau testament est en hébreux une « Brith Adacha », (une nouvelle alliance), la première alliance ne concerne que le peuple hébreu libéré de l’esclavage D’Egypte à la différence de la seconde qui s’adresse à toute la race humaine.

La Halakha, (juridiction), les lois alimentaires, la circoncision ne concerne que le peuple hébreux et en aucun cas les nations !

La croyance qui dit que la seconde alliance annule la première est une erreur, la mission du véritable Israël est toujours d’actualité : être une lumière pour le monde dont le Messie est la source, les premiers disciples du Messie Yechou étaient Juifs, l’avènement du Messie Yéchoua fait du Judaïsme d’aujourd’hui une coquille vide.

 

 

Des Juifs de Bérée, examinaient chaque jour les Ecritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact. » (Actes : 17; 11).

 

Quelles écritures ?

 

Josèphe, sacrificateur et historien contemporain de Jésus, dira : « Nous les Juifs, nous n’avons pas une multitude de livres en désaccord entre eux comme les Grecs, mais seulement vingt-deux livres que nous considérons à juste titre comme divins. »

Nous savons qu’ils avaient la Torah donnée à Moïse dans le désert du Sinaï. Cela nous prouve L’interdépendance des deux testaments, Jésus est perçu comme un maître de la Torah que personne ne conteste !

 

Question, pourquoi ses problèmes avec les Pharisiens ?

 

A l’époque de Jésus, l’interprétation de la Torah était encore en gestation, non codifiée, et Jésus participe donc au débat. Les pères de l’église ont cru que Jésus abrogeait la Halakha alors qu’en vérité il en contestait l’interprétation qu’en faisaient les Pharisiens.

 

Des exemples:

 

 Le Shabbat

 

 Lors de la guérison de l’homme à la main sèche, dans Matthieu 12, Jésus lance le débat : Est-il oui ou non permis de faire du bien le jour du Shabbat ?

Il rappelle que le shabbat a été fait pour l’homme et non l’homme pour le shabbat. Le danger, c’est une radicalisation de la Halakha. Jésus n’annule pas le shabbat, bien qu’il en soit le maître !

 

Autre reproche : l’arrachage des épis par les disciples de Jésus pour les manger un jour de shabbat, qu’en est-il en vérité ?

 

Cette loi a été codifiée différemment au deuxième siècle de notre ère dans la Mishna

(code) et la Guémara (commentaire).

Pour qu’il ait violation du shabbat il faut qu’il y ait l’utilisation d’un outil !

Cela démontre que toute conclusion prétendant que Jésus a abrogée ou violée la loi est totalement faux.

 

La loi de pureté dans la vie sociale

 

La participation de Jésus au repas avec des non juifs choque les pharisiens, car la Halakha interdit de manger de la nourriture non cascher et de côtoyer les gens de mauvaise vie.

Encore une fois, nous sommes confrontés à une interprétation radicale !

 

Jésus annonce qu’il est venu appeler non des justes mais des injustes, mais les pharisiens étaient des parouchims (séparés), alors comment faire ?

La voix du pardon, c’est d’aller à la rencontre de l’autre, car en faisant ainsi on provoque une

réflexion chez lui. Sans cette rencontre, nous condamnons l’incroyant à le rester toute sa vie.

Jésus dans une haggadah (histoire) ouvre une alternative pour faire techouva (repenti), (la parabole de l’enfant prodigue).

 

Les pères de l’église ont élaboré une théologie de substitution connue sous cette autre appellation : la théologie du remplacement.

La conclusion l’aboutissement de cette théologie a été le rejet des Juifs, car selon cette interprétation, le nouvel Israël c’est l’Eglise.

Les Juifs pour faire partir de l’Eglise, vont devoir cesser de faire circoncire leurs enfants, cessés de manger casher.

Les Juifs qui ont reconnu Jésus comme Messie et Sauveur et qui ont refusé d’abandonner leurs pratiques  vont être rejetés par la nouvelle religion. Ils seront également rejetés par leurs frères juifs judaïsant qui ne reconnaissent pas la messianité de Jésus !

En 325, à Nicée, c’est un empereur romain opportuniste qui va convoquer le premier concile de la nouvelle religion. Le Christianisme devient la religion licite de l’empire en remplacement du Judaïsme et du culte gréco-romain qui régnait dans tout l’empire romain à l’époque.

 

Constantin associe le profane au sacré, le pouvoir temporel au pouvoir spirituel. Toute une étude serait nécessaire pour se rendre compte des conséquences comme par exemple l’adhésion qui remplace la véritable conversion, les évêques auront des pouvoirs au-delà du domaine spirituel.

Le message de Jésus sera instrumentalisé, hellénisé, altéré à tel point que les Chrétiens restés fidèles à son message n’auront au cours de l’histoire comme seule alternative que de sortir de cette institution.

L’institutionnalisme devient la référence incontournable, et aujourd’hui encore l’institution s’est substituée à la véritable Eglise invisible corps de Christ !

 

Aspect pratique.

 

Maintenant nous allons nous confronter avec quelques textes de l’enseignement de Jésus dont le sens nous a échappé.

Dans Matthieu 4 : 4, il est écrit : « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »

 

 

David a dit dans le Psaume 84.11: « Mieux vaut un jour dans tes parvis que mille ailleurs », cela signifie : un seul jour où tu étudies la Torah devant moi m’est plus agréable que mille holocaustes que ton fils Salomon m’offrira sur l’autel.

 

DIEU a dit à Josué (Josué 1 : 8) : « Que ce livre de la loi ne s’éloigne point de ta bouche, mais médite-le jour et nuit, afin que tu prennes garde à faire ce qui est écrit car c’est alors que tu réussiras dans toute tes entreprises, et c’est alors que tu prospéreras. »

 

Et dans (2 Tim 3 :16) : « Toute écriture est divinement inspirée, et utile pour enseigner, pour corriger, pour former à la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli, et propre à toute bonne œuvre. ».

 

La recherche du royaume de Dieu prend tout son sens dans notre attachement à l’Ecriture. Si Jésus la juge aussi importante que la nourriture, c’est que c’est la clé pour vivre une proximité avec Notre Créateur.

Tous les écrivains juifs et leurs lecteurs le savent, mais Jésus s’adresse en fait prophétiquement à la future famille élargie des enfants de Dieu, ceux des nations, les païens !

La TORAH est tellement importante qu’Isaïe la compare à l’eau : « Vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau ! (55 :1).

Il est impossible de vivre plus de 48 heures sans eau, tout comme il est impossible d’être en connexion avec Dieu en délaissant sa Parole !

 

Tous les métiers du monde nous sont utiles pour notre jeunesse, mais ils ne nous empêcheront pas de mourir de faim aux jours de notre vieillesse. Il n’en est pas de même pour la Parole de Dieu : elle nous aide dans notre jeunesse et nous offre avenir et espoir dans notre vieillesse.

 

N’est-il pas écrit au sujet des jeunes : « Ceux qui se confient en l’Eternel renouvellent leur force. Ils prennent leur vol comme les aigles. » (Isaïe 40 :31).

 

Et au sujet des vieillards : « Ils portent encore des fruits dans la vieillesse, ils sont pleins de sève et verdoyants. » (Ps 92 :15).

 

Aujourd’hui le temps consacré à l’étude dans nos maisons et dans les églises est faible, et c’est pourquoi les Chrétiens sont si influençables, vulnérables et crédules !

Un autre avantage de l’étude c’est d’avoir un esprit aiguisé, et de « faire profil bas ». C’est-à-dire que je prends conscience de mon ignorance, de la lourde tâche qui me reste à accomplir pour avoir une solide connaissance. J’en conclus que nul ne détient la vérité absolue ici-bas, aussi je demeure humble et à l’écoute de l’autre. Le danger du contraire, c’est un esprit sectaire, une non écoute de l’autre !

 

La connaissance de Dieu n’est pas un savoir qu’on sédentarise. Ce savoir est évolutif, en mouvement constant, je suis et je reste toute ma vie un étudiant de l’Ecriture !

Nos écoles de théologie ont codifié toute la Bible, mais le problème c’est que cette codification est pluraliste !

La différence avec l’époque de Jésus, c’est qu’aujourd’hui nous avons un testament complet, achevé et qu’il ne peut y avoir plusieurs interprétations.

 

 « Si quelqu’un retranche des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part

du livre de vie, et de la sainte cité, et des choses qui sont écrites dans ce livre. » (Ap 22 :19)

 « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. » (Mat 24 : 35)

 

Beaucoup de chrétiens ont des soucis dans leur vie et sont en conflit avec eux-mêmes, et cela affecte leur connaissance de l’Ecriture.

Il est écrit : « Il y a des pensées en grand nombre dans le cœur de l’homme ; mais le conseil de l’Eternel est immuable ». (Pr 19 :21).

 

Absorbé et immergé dans la connaissance de Dieu, nous demeurons dans la sérénité en toutes situations, même les plus extrêmes.

La vie, la vraie, trouve sa source dans l’Ecriture et nulle part ailleurs ! L’église visible en tant

qu’organisation imparfaite a négligé l’étude, aussi sommes-nous tributaires d’un système qui peu à peu s’essouffle et s’effondre faute de fondation solide. Nous vivons une pentecôte sans sainteté, notre désir de spectaculaire est une preuve de notre faiblesse spirituelle, notre faible connaissance de la Parole nous contraint à dépendre exagérément des serviteurs en quête de reconnaissance humaine.

 

L’église des pères du Ve siècle n’est pas l’église de Jésus. Le rejet d’Israël l’a condamnée à

l’échec pour avoir ignoré l’histoire de ce peuple. Dieu n’a pas occulté les erreurs de son peuple afin que nous puissions en tirer des leçons. L’orgueil d’Israël est devenu l’orgueil de l’Eglise !

 

 Romains 10 : 20-21

 

Et Esaïe ose dire : J’ai été trouvé par ceux qui ne me cherchaient point, j’ai été connu par ceux qui ne s’informaient point de moi.

Mais à l’égard d’Israël, il dit : J’ai tout le jour étendu mes mains vers un peuple rebelle et contredisant

 

Texte original d’Esaïe 65 :1-2 : J’ai été accueillant pour qui n’avait pas demandé après moi, d’un abord facile pour qui ne m’avait point recherché ; j’ai dit : Me voici ! À un peuple qui ne se réclamait plus de mon nom.

Constamment j’ai tendu les mains à une nation infidèle, qui s’est engagée dans une mauvaise voie, au gré de ses idées.

 

 

 

Aucune réforme, aucun réveil n’a d’une façon complète et définitive replacé l’église à sa vraie place. À l’image du peuple hébreux nous sommes  divisé, nous avons nos pharisiens, nos zélotes, nos esséniens, nos faux prophètes, nos faux bergers, nos sanhédrins, etc...

Nos grands rassemblements n’impressionnent que nous-mêmes, mais certainement pas Dieu qui regarde aux cœurs.

 

La Torah, dans lévitique 19 : 18, parle de l’amour de son prochain, mais Jésus va plus loin dans cette démonstration, bien plus loin que le grand Hillel de Babylone. Il exige l’amour même de ses ennemis, le renoncement à toute vengeance.

Jésus-Christ jusqu'à son dernier souffle, dans des souffrances extrêmes, dira sur la croix : « Père, Pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font.» (Luc 23.34).

Et que fait l’église après la mort des Apôtres ? Elle persécute les Juifs, ignorant la prière de Jésus-Christ.

 

Conclusion

La mentalité occidentale moderne n'est plus apte à recevoir le message de la croix !

L’homme moderne, devenue esclave de la société de consommation a appris à se servir plutôt qu’à servir, ce qui constitue un obstacle pour accepter de vivre l’enseignement de Jésus qui nous invite à se donner au service de son prochain !

Cette notion d’engagement a disparu dans le mariage, elle est perçue comme quelque chose de temporaire, lié aux circonstances. Dans le couple, cela se traduit par la cohabitation sans mariage, des divorces très fréquents.

De même l’homme moderne va à la rencontre de la réalité par les médias, par le virtuel, il refuse la rencontre directe du malade, du pauvre, de la souffrance ou de la détresse.

Epître de Jacques 2 :15-16

Et si un frère ou une sœur sont nus, et qu’ils manquent de la nourriture de chaque jour, et que quelqu’un de vous leur dise : Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez, et que vous ne leur donniez point ce qui leur est nécessaire pour le corps, à quoi cela sert-il ?

Mon espoir, c’est que la génération née dans les années 80-90 a une telle ignorance du message du Christ, qu’elle peut à nouveau l’accueillir sans préjugé, et qu’elle va rejeter les marchands du temple, les gourous, les illuminés et les sectaires !

Dieu est omnipotent et pourtant nous sommes responsables, Dieu nous a donné des directives pour mieux vivre et pourtant nous sommes libres. Telles sont les contradictions de la foi théiste qui apparaissent  pour certains !

L’homme sait bien qui a des choix à opérer et qu’il est moralement responsable de ces choix, il ne peut pas rendre directement Dieu responsable de ses propres échecs.

Une réponse honnête et adéquate de l’homme à la vie est la piété et le respect du non seulement à Dieu mais aux autres hommes. L’attraction du mal sur l’homme est très forte et elle l’emporte graduellement et le domine.

L’Ecclésiaste dit 1 :9 « Ce qui a été, c’est ce qui sera ; ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera, et il n’y a rien de nouveau sous le soleil ».

J’ajoute que les « idoles » qui fascinent l’homme de tous les âges, sont toujours les mêmes : l’argent, le pouvoir, le sexe, son image, (son masque).

Jean-Jacques Albors

 

 

 

 

 

 

1 commentaire

1 - mercredi 23 décembre 2015 @ 04:01 Yann a dit :

Salut, super quel plaisir de lire ce genre d' info, je partage cette page sur Facebook

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