Enseignement , implicite , explicite ?
Souvent, une doctrine devient un dogme alors même qu’elle s’appuie sur des textes dits implicites.
Pour rappel : un dogme est une doctrine établie ou regardée comme vérité fondamentale, incontestable !
Implicite : ce qui n’est pas exprimé explicitement, mais laisse place à une interprétation théologique, métaphorique ou symbolique.
Exemple : un poème est métaphorique, car il utilise des images pour exprimer des émotions. La base pour éviter une interprétation non clairement exprimée par les textes bibliques est de prendre en considération des textes explicites, c’est-à-dire énoncés formellement, complètement ; clairement exprimé !
Voici un exemple, l'affirmation Jésus n’est pas Dieu ?
Textes explicites : Jean 20 : 17, 1 Timothée 2 : 5 et Marc 10 : 18 .
Autre exemple, mais implicite et métaphorique : Jean 1 :1 La parole (logos) préfigurerait Jésus ? C’est une métaphore (une image), car le logos est un attribut divin et non une identité, Jésus est effectivement le logos en tant que messager envoyé par Dieu .
Jean 6:38, Jean 8:42. Jean 10 : 30 ? Cela implique une signification prétendue (une égalité avec Dieu) mais, pour une signification contextuelle c’est une unité de but et non d’essence, ce texte de Jean 17 : 21 en est la démonstration !
Voir également Philippiens 2 : 6
En résumé :
Le Père (Créateur) est la source de tout, il est l’origine, l’unique. Toutes les autres définitions sont des attributs divins ; ils émanent du Dieu unique.
C’est la définition même du monothéisme. Par exemple, le mot grec « pneuma » altère le terme hébreu « Ruah » (« souffle divin »).
Conclusion.
Jean 14 : 28, voyons si vous avez compris, ce texte est-il implicite ou explicite ?
Le Fils est clairement inférieur au Père. En effet, la supériorité du Père est la raison pour laquelle le Fils retourne en son sein.
Le Fils est complètement dépendant du Père pour toutes les décisions et actions ! Aujourd’hui, nous avons le « consolateur « promis par Jésus, mais qui est soumis à Dieu, il ne parle pas de sa propre initiative, il n’ajoute rien à l’enseignement du Messie, son action sur terre est sous le contrôle de Dieu et certainement pas de l’homme !
Le Paraclet n’est pas une hypostase, c’est-à-dire une personne distincte du Créateur et du Messie. Le Paraclet, c’est le « Saint-Esprit » que le Père envoie et qui émane de lui. Il est un gage de vérité, avant la venue du Messie, les Hébreux parlaient de la « Shekinah », qui demeurait avec eux.
Aujourd’hui, notre rapport à l’Esprit saint ressemble de plus en plus à de l’ésotérisme, une énergie manipulable qui obéit à nos désirs de puissance à notre propre profit pour des motifs égoïstes de notoriétés de pouvoir ou de contrôle de nos semblables !
Albors Jean Jacques